Après avoir refusé une offre astronomique du Spartak Moscou l’été dernier, le milieu de terrain, délaissé cette saison par son entraîneur Patrick Vieira, est dans l’impasse à Nice.L’histoire aurait pu être belle et rare, car les footballeurs qui refusent un pont d’or pour rester fidèles à leur club ne courent pas les rues. À l’arrivée, elle ne l’est pas vraiment car Adrien Tameze (25 ans) a toutes les raisons de regretter son choix de l’été dernier, quand il a préféré vivre une troisième saison à Nice alors que le Spartak Moscou lui proposait 2 M€ net par an, ce qui revenait à multiplier par dix-sept son salaire…

 

L’accord pour 10 M€ était conclu entre les deux clubs, l’ancien Valenciennois s’apprêtait à faire ses bagages mais la Russie l’attirait finalement moins que la Côte d’Azur, où il s’épanouit, et il était aussi réchauffé par les ambitions d’Ineos, qui faisait basculer le Gym dans une autre dimension.

 

Une demande de revalorisation qui n’est jamais venue


Joueur le plus utilisé par son entraîneur Patrick Vieira la saison dernière, il espérait conforter son statut d’incontournable mais il a perdu sa place après la septième journée, au bout d’un naufrage collectif à Monaco (1-3, le 24 septembre). Blessé, il a attendu le seizième de finale de Coupe de la Ligue au Mans (L2) pour à nouveau débuter un match. Nice a perdu (2-3, le 30 octobre), il a été remplacé et s’est énervé sur le banc.

 

Proche du joueur, à qui il donnait beaucoup de conseils car ils partagent le même poste, Vieira n’a pas apprécié son attitude et le club l’a aussi sanctionné. Il a été écarté du groupe jusqu’au 14 décembre à Brest (0-0), et il est resté sur le banc samedi contre Toulouse (3-0). C’est une nouvelle preuve de son déclassement dans un club qui lui préfère de plus jeunes talents.

 

« Il devait partir, on avait un accord avec lui et ses représentants. On a pris un joueur comme Boudaoui (qui a marqué son premier but en L1 samedi) et il a décidé au dernier moment de ne pas partir, ce qui est son droit absolu car il est sous contrat (jusqu’en 2021) », souffle Julien Fournier, le directeur du football de l’OGC Nice.

 

Tameze attendait de son dirigeant une revalorisation, promise en novembre 2018. Elle n’est pas venue car le Gym estime que la donne a changé, après avoir recruté pour pallier son départ avorté. Il devrait se concrétiser cet hiver, même s’il ne se fait pas aux mêmes conditions. Acheté 400 000 € à Valenciennes en 2017, le milieu incarne encore une belle plusvalue potentielle pour Nice et espère réveiller les intérêts suscités ces derniers mois à Cardiff, Everton, Marseille, Rennes ou à l’Atalanta Bergame.

 

 

 

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