L’attaquant danois de Nice a révélé hier être atteint de diabète de type 1. Sans que cela ne remette en cause la suite de sa carrière.

 

NICE – Plusieurs performances de Kasper Dolberg, en deçà sur le plan physique, avaient interrogé à l’OGC Nice. Depuis une dizaine de jours, l’explication a été trouvée et c’est le joueur, par un message publié hier sur Instagram, qui en a livré le contenu. « Il s’avère que j’ai un diabète de type 1 (*). Bien entendu, c’est une surprise pour moi, et je suis honnêtement soulagé de savoir enfin pourquoi je ne me sentais pas bien ces deux dernières semaines, a-t-il écrit. Je suis heureux que les docteurs aient pu me confirmer qu’avec le bon traitement cela n’aura aucun effet négatif sur ma carrière. Je me suis entraîné toute la semaine et je me sens déjà beaucoup mieux. »

 

L’international danois (24 ans, 32 sélections) est entré en fin de match lors de la défaite des Aiglons face à Montpellier (0-1), dimanche. Il faisait son retour après avoir manqué les deux précédentes rencontres du Gym, contre Marseille (1-1, le 27 octobre) et Angers (2-1, le 31 octobre). Prévu pour se déplacer à Troyes afin d’affronter l’OM, c’est juste avant le départ dans l’Aube qu’il avait pris connaissance de sa maladie. Il s’était envolé dans la foulée au Danemark, pour deux jours, pour « raisons personnelles », en fait pour se rendre dans un institut spécialisé ayant l’habitude de suivre les sportifs atteints de diabète.

 

L’exemple de Nacho

 

« Kasper va très bien, confirme Julien Fournier, le directeur du football de l’OGC Nice. Il est très bien, autant sur le plan physique que sur le plan moral. C’est une nouvelle toujours difficile à encaisser, d’autant qu’il ne connaissait pas la maladie, mais il a vite compris qu’en se surveillant et en s’astreignant à un protocole particulier, sa carrière ne serait en rien affectée. »

 

Également atteint de diabète de type 1 depuis l’âge de 12 ans, le défenseur du Real Madrid Nacho avait raconté dans ces colonnes, il y a quatre ans, que « la seule chose qu’il devait faire », c’était de prendre soin de lui « trois fois plus qu’une personne normale ». « Ça m’a beaucoup aidé pour ma carrière de footballeur puisque l’alimentation et le repos sont fondamentaux pour un sportif de haut niveau, avait-il précisé. Je ne m’empêche pas de faire quoi que ce soit parce que je suis diabétique. Si je fais bien attention, il n’y a aucun problème. »

 

L’international espagnol (31 ans) avait aussi confié devoir « se piquer au moment des repas avec des espèces de stylet » pour s’injecter l’insuline que son pancréas ne sécrétait pas. « Kasper n’en est pas encore à ce stade, complète Fournier. Peut-être qu’il y viendra. »

 

Dans l’immédiat, Dolberg ne se rendra pas en sélection pendant cette fenêtre internationale. En accord avec son sélectionneur, Kasper Hjulmand, et sachant que le Danemark est déjà qualifié pour la prochaine Coupe du monde, l’attaquant et son club ont obtenu de le voir rester à Nice pour qu’il enchaîne les entraînements. « Pour différentes raisons (il a aussi été blessé à une épaule et à un genou), il est un peu sous-entraîné, avait souligné son entraîneur Christophe Galtier vendredi dernier. Il n’est pas à 50 % des séances collectives depuis le début de saison, ce qui est très peu. Il aura un gros programme pendant cette quinzaine. » 

(*) Le diabète correspond à une élévation prolongée de la concentration de glucose dans le sang. Dans le cas du diabète de type 1, ce dérèglement est dû à un déficit d’insuline, une hormone régulatrice de la glycémie. Potentiellement très grave s’il n’est pas contrôlé, le diabète de type 1 est aujourd’hui très bien pris en charge (mais pas guéri) grâce à un apport d’insuline exogène.

 

 

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