Bien partis cette saison, les Niçois ne parviennent plus à rééditer leurs bonnes performances depuis deux mois. Pour autant, la situation du club n’a rien de grave, loin de là.

LE 2 000e BUT de l’histoire du FC Sochaux à domicile se fait désirer. Mais il y a fort à parier que le 1 999e, inscrit par Romain Pitau, à quelques instants du terme de la rencontre d’hier après-midi, restera davantage dans les mémoires. Et pas seulement parce qu’il fut somptueux, l’oeuvre d’un joueur peu habitué à ce genre d’exploit technique et qui a des chances de se voir surnommer « Pitao » par ses coéquipiers, ce matin, lors du décrassage.

Il fut un peu le seul à jouer en première mi-temps, samedi dernier, contre Lorient (1-2, 30e j.), au sein d’une équipe niçoise égarée. Le seul à faire travailler le gardien Audard, aussi, sur trois frappes hors surface cadrées. Florent Balmont n’a pas encore marqué cette saison en Championnat mais, alors que Nice est un cinquième de plus en plus menacé, avec un seul succès dans les neuf derniers matches (*), et qu’on se demande si le club azuréen aura la force et le désir de maintenir son rang d’intrépide dans l’emballage final, l’ancien Lyonnais montre bien qu’il n’a « pas envie de dégringoler. Cinquième, il faut y rester ».

« Dimanche, après sa victoire aux municipales, Christian Estrosi m’a glissé : “ Te fais pas de souci. Tu vas l’avoir, ton stade. ” » Maurice Cohen, le président de Nice, qui a milité pour l’élection de l’ex-secrétaire d’État à la mairie de Nice, est sûr de son fait : « Dans deux ans et demi, on aura un stade de 40 000 places, car on veut accueillir l’Euro 2016 si la France l’obtient. Nous, on est prêts. Le temps que les décisions administratives soient prises, les travaux pourraient commencer début 2009 pour une livraison fin 2010. »

Sans vraiment briller, les Niçois se sont installés dans les équipes de tête et comptent bien y rester.

Les Niçois ont renoué avec la victoire, samedi dernier, à Metz. Les Sudistes n'avaient plus gagné depuis le 20 janvier, c'était lors de la venue de Nancy (1-0) au stade du Ray.

Après deux mois secs (deux défaites, cinq nuls), Nice l’a de nouveau emporté samedisoir à Metz (2-1). « Il arrive au très bon moment », se réjouissait hier matin Olivier Echouafni. Toujours dans un contre-pied à la logique financière (19e budget, 27 M), Nice est cinquième avant d’affronter Lorient (domicile), Sochaux (extérieur), Lille (d.), Paris (e.), Monaco (d.), Bordeaux (e.), Lyon (d.), Valenciennes (e.) et Caen (d.).

Et voilà. Lilian Laslandes est de retour et Nice gagne à nouveau. Avec son attaquant trentenaire, qui a disputé l’intégralité de la rencontre pour la première fois depuis le 21 janvier contre Nancy (1-0), l’équipe d’Antonetti a remporté un succès qui lui permet de rompre avec une série de sept matches sans victoire.

Après un début de saison tonitruant, à l’image d’une fin d’exercice du même acabit l’année dernière, l’OGC Nice souffle un peu. En difficulté pour engranger les points depuis le début de l’année, les joueurs du Gym ont baissé le pied, se faisant de moins en moins pressants au fil des rencontres.

Baky Koné représente la principale force de frappe de l’OGC Nice avec 9 buts en L1. Pisté par plusieurs clubs, l’ex-Lorientais espère briller en fin de saison et pourrait profiter du prochain Mercato pour migrer sous d’autres cieux. 

Nice n'y arrive plus. Intraitables à domicile pendant plus d’une année, les Aiglons ont désormais le plus grand mal à dicter leur loi dans leur stade. Battus successivement par Marseille (0-2), puis par Auxerre (1-2), ils ont dûhier se contenter d’un match nul (0-0) face au Mans, à l’issue d’une rencontre qu’ils n’ont jamais réussi àmaîtriser.