Il a eu 30 ans hier, Gautier Hein s'est plié à la tradtionnelle conférence de presse de présentation.

 

Son arrivée à Nice 

 

J’ai senti une vraie volonté du club de me faire venir. Pour moi c’était le projet idéal. Je voulais rester dans une première division. Le projet de l’OGC Nice avait beaucoup de sens pour moi. Il me permet de franchir un cap dans ma carrière en rejoignant un des grands clubs du football français. J’étais déterminé à venir ici, je n’ai pas eu besoin d’écouter d’autres propositions. L’OGC Nice a toujours été ma priorité. Je crois que je suis au bon endroit et j’ai envie de montrer de quoi je suis capable. Je suis prêt. Ça fait presque un mois et demi que j’ai repris. Je suis frais physiquement, mentalement. Arriver dans un cadre comme ça, avec des gens qui t’accueillent bien, qui t’amènent beaucoup de positif, ça donne de l’énergie.

 

L'OGC Nice

 

Quand je pense à l’OGC Nice, je pense au stade du Ray, à des matchs où Frédéric Antonetti était sur le banc de touche. Plus tard il y a eu Balotelli et Ben Arfa qui m’ont fait rêver à la télé. Ben Arfa pour son côté dribbleur et Balotelli pour son côté extravagant, fantasque.

 

Son objectif

 

Je viens aider le club dans la perspective de ce nouveau lendemain, en apportant tout ce que je peux dans la positivité, la détermination. Je suis un joueur de club qui aime aussi avoir du feeling avec les supporters. Pour moi, c’est un échange. Je veux qu’on vive des émotions sur un terrain, qu’on communie après les victoires. C’est primordial. Je n’ai fait que des clubs où il y a des supporters passionnés. C’est vrai que quand ça va mal, ça peut être un peu compliqué. Mais quand ça va bien, c’est tellement extraordinaire. Les émotions que ça te procure, tu ne les retrouves dans aucun autre métier. C’est pour ça que je joue au foot. Évidemment c’est un gros challenge, je pense qu’on peut faire de belles choses et réussir à rassembler de nouveau les gens autour de l’équipe et des joueurs.

 

FC Metz


C’est jamais évident de quitter son club de cœur. On a vécu une saison difficile. J’ai vraiment envie d’écrire une nouvelle page. Aujourd’hui je suis un joueur de l’OGC Nice et j’ai envie de montrer de quoi je suis capable sur un terrain de Ligue 1. Je suis un joueur qui accorde beaucoup d’importance aux émotions qu’on peut ressentir. Je suis un joueur de club, j’aime avoir l’amour des supporters. Pour moi, le foot c’est vivre des émotions ensemble sur le terrain et gagner à la fin, communier. Évidemment qu’à l’OGC Nice aujourd’hui, il y a un gros challenge à ce niveau-là. Je pense qu’on peut faire de belles choses et de nouveau rassembler les gens autour de l’équipe.

 

Son positionnement sur le terrain

 

On s’était déjà parlé avec le coach par le passé, il avait voulu me faire venir à Ajaccio. Je connaissais son 4-4-2, il a changé de système depuis. C’est un coach qui a des valeurs, très humble. Il aime que son équipe joue au ballon, mais toujours avec une notion d’équilibre. C’est un top coach. Ce qu’il a fait avec Lorient l’année dernière, c’est très propre... On a abordé mon positionnement avec le coach. Je suis milieu offensif créateur ? Je pense qu’il va m’utiliser sur l’un des trois postes de devant. Plus à droite comme un excentré capable de rentrer à l’intérieur. Je vais essayer d’apporter ma technique, combiner dans les derniers mètres pour s’offrir des opportunités dans les derniers mètres pour marquer des buts, faire des passes décisives et essayer de gagner des matchs... Avant-hier à l’entraînement, je regardais Sofiane Diop et j’avais l’impression de le comprendre. J’aurais fait les mêmes mouvements à sa place. Je pense que nous avons un peu le même profil dans l’envie de délivrer des bonnes places, d’être clairvoyant, d’ouvrir le jeu et de permettre au coéquipier d’être dans les meilleurs conditions. Même si je pense qu’il est un peu plus dribbleur que moi... Il y a de la qualité à l’entraînement, un bon état d’esprit. Il y a des compétiteurs, ça me plaît. Il y a une envie de bien faire, d’être précis. Techniquement c’est propre. J’aime bien quand il n’y a pas beaucoup de pertes de balles et que le jeu tourne. Je me suis vraiment senti à l’aise sur les premières séances... Je connaissais un peu Lolo Abergel à force de l’affronter et un peu Jonathan Clauss... J'ai toujours été un peu plus petit que les autres, un joueur différent aussi, mais je le comblais par d'autres qualités, je pense. Par la technique, la vision du jeu, mais aussi par des traits de caractère que j’assume totalement aujourd’hui. C'est vrai que je peux être un peu dur, exigeant avec les autres, mais parce que je le suis avec moi-même. C'est ce qui m'a aidé à faire ma carrière, à faire le dos rond aussi dans les moments les plus difficiles

 

Sa personnalité

 

Mes tatouages sont des petits rappels de qui je suis. Quand c’est difficile, il y a toujours des petites choses que je peux aller chercher à droite, à gauche pour relever la pente. Ils me décrivent un peu. Ils représentent des moments de ma vie qui sont importants. Celui écrit "sale gosse" c'est parce que ma maman trouvait que j’étais un sale gosse quand j’étais jeune. Donc c’est un petit souvenir, ça reste, ça fait partie de mon histoire. Aujourd’hui j’ai 30 ans donc j’ai un peu plus d’expérience et j’ai pris en maturité, même si parfois je peux un peu râler.

 

L'expérience


Que tu sois jeune ou ancien, si tu as des choses utiles à dire dans le vestiaire, tu peux les dire, je n’ai pas de légitimité particulière. J’ai envie d’apporter du positif à l’équipe que ce soit sur ou en dehors du terrain. Les résultats se construisent aussi en dehors du terrain. Je pense qu’on nous [Laurent Abergel] a choisi un peu pour notre expérience. Nous avons vécu des choses compliquées, ça n’a pas toujours été évident. C’est peut-être aussi ce qui fait notre force. Nous connaissons les ingrédients qu’il faut réunir pour gagner des matchs en Ligue 1. J’ai passé une saison compliqué l’an dernier ou j’ai vu ce qu’il se passe quand l’équipe ne tourne pas. Nous devons nous servir de notre expérience pour créer davantage de force collective. Je ne suis pas venu pour jouer le maintien mais si ça devait arriver, je n’en ai pas peur.

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