C’est le score tendance à Nice. Hier matin, lors d’un petit match, les suspendus et remplaçants du matchde Nancy ont battu l’équipe des 18 ans, 2-1. Les titulaires de la veille étaient au repos. Bien mérité. En s’imposant doublement à l’extérieur, pour la première fois au Mans, samedi dernier (2-1) et pour la première fois depuis trente ans à Nancy, avant-hier (2-1), Nice a mis son poursuivant immédiat, Lorient (9e), à huit longueurs.

 

Et il surplombe de quinze points le premier relégable. Pour un club comme Nice, avec son humble budget (32 M€) et son plus haut salaire à 80 000 euros, le premier objectif, le maintien, est comme acquis aux deux tiers du Championnat. Coccinelle ravageuse, l’équipe d’Antonetti affiche même deux points de mieux que l’an passé après vingt-quatre journées, mais avec un moins bon classement( 4e la saison dernière, 8e actuellement).

 

« Parfois, il faut connaître des désillusions pour grandir. Ceux qui se décomposent ne vont pas loin, ceux qui sont capables de les surmonter s’élèvent », méditait l’entraîneur niçois au soir de l’échec en demi-finale de la Coupe de la Ligue contre Vannes (L 2, 1-1, 3-4 aux t.a.b.), voilà quinze jours. « Je ne sais pas si on s’est remis d’aplomb, parce que tout n’est pas parfait, loin de là, observe Echouafni, le capitaine niçois. Mais on a montré une grande force de caractère. » Rompu à un système (4-3-3) qui ne varie guère, le phénomène collectif niçois progresse. « On se projette très vite vers l’avant, qualité qu’on n’avait pas l’année dernière, rappelle Antonetti. C’était plus élaboré, avec le point d’appui qu’était Laslandes, qui permettait beaucoup d’actions à sept-huit passes. Maintenant, si on est vraiment compétitifs contre ceux classés derrière nous, on a un peu plus de mal contre ceux de devant (5 points sur 24 possibles face aux sept premiers jusqu’à présent), ce qui est logique. Mais la fin de saison est très intéressante, avec des matches de gala contre Rennes, Monaco, Bordeaux, le PSG, l’OM, voire Toulouse. Et on recevra trois fois sur les quatre dernières journées. Où en sera-t-on début mai ? En roue libre ? Ou à l’aube de matches événements ? »

Désormais délesté de toute pression et avec un esprit aventureux, jusqu’où Nice peut-il aller plus loin ?