En neuf années de carrière de footballeur professionnel, Patrick Bruzzichessi s'est bâti une sacrée réputation de pourfendeur d'actions, quand la nuque longue il veillait au grain aux alentours des surfaces de réparation. Entre les seventies et les eighties, on pourrait en souriant évoquer cette époque comme celle des chaussettes roulées sur les chevilles et des joueurs moustachus, quand la France criait encore « Allez les Verts ! » alors que Saint-Étienne n'allait pas tarder à décliner. C'est d'ailleurs en D2 avec l'OGC Nice, à Geoffroy-Guichard, que Patrick devint le fameux " Bûcheron ", gagnant ce véritable nom de scène au détour d'un tacle spectaculaire sur l'indomptable lion camerounais Roger Milla. La légende ne dit pas si le terme " tacle aux oreilles " a été inventé ce jour-là, toujours est-il que Thierry Rolland en avait " tout à fait " profité avec " Jean-Mimi " pour analyser le geste à grands coups de ralentis sur le plateau de Téléfoot.

Des moments de radio...

Monaco-Nice



 

Nice-Le Mans



L'histoire du match

Le rêve semble se réaliser en Coupe de France, où le Gym élimine successivement le PSG (menés 2-0 à Paris, les Aiglons arrachent la prolongation à 2 minutes de la fin pour terminer 3-3), Metz, Nantes (alors leader ex aequo avec les Monégasques) et Monaco lui-même. Il a fallu attendre vingt-quatre ans pour disputer une nouvelle finale.

Un accent "nissart" sur les Champs!
(Extrait de Nice-Matin)

Avant même que ne débute cette finale, les supporters du Gym avaient au moins gagné une première bataille: celle des Champs Elysées! Dès la mi-journée, sous le ciel gris, les "hordes" Rouge et Noir, tous drapeaux déployés, étaient en balade sur la célèbre avenue. Ils étaient un millier à avoir pris le train de la nuit, en attendant l'arrivée des supporters partis en "Corail" et en TGV le matin même de Nice.

Autour de l'Arc de triomphe, il faut chauffer les cordes vocales avant le grand rendez-vous du Parc. C'est le moment de scander "On est chez nous, on est chez nous", mais aussi. "Et ils sont où, et ils sont où les Guingampais". Plus spontanés, plus chantants, plus habillés rouge et noir, ce sont les Niçois, en effet, que l'on voit le plus au coeur de la capitale, alors que les Bretons seront 13.000 contre 7.000 le soir porte d'Auteuil. "Nombreux sont nos supporters qui sont allés à Bercy voir le handball (France-Croatie) avant d'aller au Parc", plaide un Guingampais. Entre les deux camps, les rapports sont bon enfant.

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